jeudi 26 mai
puisque tu pars...
Vivre sans regrets...si seulement je savais...
J'ai envie de te détester mais on ne m'a appris qu'à apprécier...à chercher le moindre gramme de bien chez l'autre et d'aller y voirces belles choses...
La vie et le temps sont venus éroder les ruines de cette histoire que j'avais cru jolie...les contes nous parlent d'une maison pleine de fruits qui sentent bon et les manuels, d'une guerre sans foi ni loi venu tout dévaster...
Et voici qu'en élève rèveur, j'imagine une Histoire qui ne finit pas mal comme celle qu'on apprend...
Se souvenir de tout ce mal serai si simple...pourquoi je n'y arrive pas?
Pourquoi ai-je l'impression de gacher quelque chose en laissant filer au loin celle qui fut, ces derniers mois, ma meilleure ennemie?
J'ai en moi, plus que tout, ce soulagement de voir partir cette fille qui m'a fait pleurer et que je ne veux surtout pas retenir...et puis il y a ces regrets qui viennent tout renverser sur leur route et qui me font douter et dire si seulement elle pouvait me retenir...voir en moi la lueur, celle que je regarde en chacun et qui vient éclairer mon chemin...
Je ne suis qu'un petit enfant perdu dans le noir, il y a toutes ces bougies, rassurantes amies éclairant ma route...quelques fois, l'une d'elles s'éteint et j'ai peur...peur de cette nuit qui grandi...
Comment font les insectes qui détestent la brulure autant qu'ils sont attirés par la lumière d'une ampoule?
Un jour on m'a dit: "Oui!Je me brulerai les ailes...mais peu importe, j'aurai touché le soleil...à quoi bon rèver, toujours, quand on peu vivre?"
Alors non, je ne te retiendrai pas...mais comme je l'ai toujours dit, saches que je serai toujours là...
J'espère que tu ne m'oublieras pas dans ta vie loin, là-bas, et que tu éclairera encore quelques fois cette route devant moi...
parce que je peux pas m'en empècher...
Dans la vie on croise des gens, les instants se mèlent plus ou moins...puis se démèlent s'il n'y a pas de noeud...
Certains glissent sur une grosse corde bien tendu et filent sans vraiment s'accrocher à quoi que ce soit.Et puis il y ces mals peignés, toiut brouillons qui ne peuvent s'empècher de s'entortiller autour de ce qu'ils croisent...Et les petites histoires qui vont avec viennent colorer de rouge ou de gris la toile incompréhensible qu'ils tissent au fil de leur vie.Quelques fois un de ces brouillons s'agrippe à une corde et puis sans avoir eu le temps de faire son double noeud, voici que tout se casse ne laissant qu'un petit entortillement sur son fil...trace malheureuse d'un souvenir indélébile.
Et voici qu'à l'aube d'une 25ème année, on s'assoit pour contempler...un petit moment au moins...et on s'aperçoit les yeux brouillésque notre fil est plein de noeuds cassés...on se souvient, toutes ces couleurs...on voudrait tantot les raviver, tantot les effacer...ça, ça dépend des secondes...on se dit peut-etre...on se dit et si...on pleure...on sourit...puis on se tourne et on regarde au loin l'horizon...tout là bas, près des ciseaux géants...et on repart...
j'ai jamais pu m'empècher d'avoir le coeur dans le rétroviseur...
